Quel avenir pour l’immobilier en 2017 ?

Les primo-accédants ont bénéficié, au cours des mois écoulés, de conditions plus que favorables, pour réaliser leur projet d’acquisition immobilière. Les études constatent d’ailleurs une hausse, depuis 2014, de 65% des transactions pour ces acquéreurs achetant leur premier logement. Devant cette reprise encourageante du marché, que doivent espérer les professionnels pour l’année à venir ?

TRANSACTIONS IMMOBILIÈRES, LES SCÉNARIOS ENVISAGEABLES

Vers une tendance à la hausse

Il semble que le contexte actuel laisse à penser que les taux d’emprunt immobilier remontent en 2017. Les études réalisées par nombre de professionnels du secteur vont toutes dans le sens d’une augmentation, ce qui peut avoir des conséquences sur les prix de vente des biens. Restent à savoir le pourcentage de cette augmentation et l’impact sur les prix du marché immobilier.

Deux tendances envisagées

Les observateurs privilégient deux situations qui consistent soit en une stabilité des prix soit en une légère augmentation aux alentours de 5%. Les conséquences de ces différentes hypothèses ne sont pas toujours en faveur des emprunteurs potentiels, selon que les prix augmentent ou restent stables. Savoir anticiper les situations permet de mieux appréhender un avenir proche, puisqu’il s’agit de quelques semaines.

Des simulations pour anticiper

Afin d’évaluer la proportion d’emprunteurs qui seront concernés par une éventuelle montée des taux d’intérêt, ajoutée à une stabilisation ou une diminution des prix de l’immobilier, plusieurs hypothèses sont envisagées qui tiennent compte d’une stabilité des prix ou d’une légère hausse selon l’augmentation des taux d’intérêt des crédits immobiliers.

Dans l’hypothèse d’un marché stable

Ainsi dans le cas d’une augmentation de 20 centimes de ces taux d’intérêts sur des prix immobilier stables, ce seraient 2,5% d’emprunteurs en moins. Dans le même contexte mais sur une montée des taux de 50 centimes, la conséquence sur le nombre d’emprunteurs est de moins 7,8% d’entre eux et pour une hausse de 100 centimes des taux, une chute de -16,5% d’emprunteurs.

L’éventualité de prix de l’immobilier en baisse

Une autre possibilité, serait des prix des biens immobiliers accusant une baisse de 5% avec des taux de 20 centimes plus élevés, les emprunteurs seraient alors plus nombreux de 1,9% et pour l’hypothèse d’une augmentation de 50 centimes sur les taux, pour des prix immobiliers en chute de 5%, ce sont à contrario, une diminution de -1,8% des emprunteurs.

Des conséquences en demi-teinte

Il semble peu probable que la hausse des taux d’intérêt pour les emprunts immobiliers dépasse les 50 centimes, ce sont par conséquent, environ 7,8% des ménages qui souhaitent réaliser l’achat de leur logement qui se verront dans l’incapacité de le faire si les prix restent stables. A l’inverse, dans l’éventualité d’une baisse de ces prix, ce ne sont que 2% des emprunteurs potentiels qui n’auront pas accès à la concrétisation de leur projet immobilier.

DES RECOMMANDATIONS POUR LES FINANCEMENTS

Savoir proposer un bon dossier

Afin d’augmenter ses chances d’obtenir un emprunt immobilier à des conditions favorables, il est essentiel de présenter à l’établissement bancaire, un dossier qui saura le convaincre. Le candidat à l’emprunt immobilier doit ainsi lui démontrer ses qualités de gestionnaire, afin de le rassurer sur ses capacités à rembourser en temps et en heure, l’intégralité du prêt. Prouver que le projet a été réfléchi en amont, anticipé et que sa situation financière est stable.

Négocier le prix total de l’emprunt

Il faut bien évidemment porter une grande attention au taux d’intérêt, mais ne pas négliger le coût ainsi que les conditions de l’assurance emprunteur. Il s’agit là d’un point important d’un emprunt immobilier. Par suite, l’emprunteur prendra soin de s’informer de l’assurance proposée par l’établissement prêteur auquel il s’adresse, mais a la possibilité également de faire des demandes de devis auprès d’autres compagnies qui peuvent proposer des conditions plus intéressantes en termes de tarif ou de couverture.

Discuter des contreparties

Les banques proposent de nombreux services tels que les assurances vie, les livrets et autres placements. Ce sont des points qui peuvent permettre au client, candidat à un prêt immobilier, de négocier le coût total de son emprunt en offrant d’utiliser un de ses services. Le banquier sera plus disposé à accepter un geste sur le prix d’un crédit, si l’emprunteur s’engage à recourir à l’une de ses propositions.

Penser aux prêts aidés

Certains ménages peuvent avoir droit aux prêts aidés qui offrent l’opportunité de diminuer de manière significative le coût d’un emprunt voire parfois d’augmenter le montant du financement. Parmi ces solutions, figure le prêt à Taux Zéro, qui comme son appellation l’indique, offre un taux d’intérêt à 0%. Des comparateurs sur internet permettent de procéder à une simulation afin de connaître le montant d’un PTZ en fonction de sa situation personnelle.

Fractionner le financement

C’est une pratique à laquelle il ne faut pas hésiter de faire appel. En divisant le montant total nécessaire au financement de l’acquisition immobilière, il est possible de faire baisser le coût du crédit immobilier.

Article rédigé par l'équipe Styl'Immo